dimanche 25 juin 2017

Les Ferrailleurs - tome 1

LES FERRAILLEURS 
Tome 1 : Le château
Edward Carey
Edition Grasset


Résumé

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…


Ce que j'en pense


Cette trilogie, j'en entends énormément parler, en très très très bien et en beaucoup moins bien. Des avis catégorisés de cette manière, ça m'intrigue énormément car c'est souvent signe d'un livre particulier, et les bouquins particuliers, moi, j'aime les découvrir. Bon pour le coup je suis mitigée (écartelée entre ces deux pôles contraires).

Ce qui me pose problème avec cette lecture, c'est que je l'ai trouvée à la fois brillante et très ennuyante (vous le sentez venir l'avis paradoxal là ? mais rassurez-vous je vais tenter d'expliciter tout ça). On est clairement face à un récit de l'absurde que l'auteur maîtrise à merveille. Dans l'intrigue, dans ces personnages, dans l'atmosphère mais surtout dans son écriture. Sa plume est magistrale ; remplies d'énumérations à n'en plus finir, longues et lourdes, ses descriptions sont à tomber par terre. Généralement glauques, parce que tout est glauque dans ce roman, elles permettent la mise en place de cette ambiance si réussie.

Là où ça se complique, c'est qu'on est dans un roman – une belle briquette qui plus est – et qu'il est difficile de rester accroché à l'intrigue quand celle-ci est tant entrecoupée. J'ai perdu mon intérêt une fois la découverte des lieux et des personnages passée, noyé dans toutes ces énumérations dont je viens pourtant de vanter le mérite. C'est ce qui me fait conclure que ce type d'écriture n'était peut-être tout simplement pas adapté pour un récit aussi long ?

J'ai également été un peu frustrée du flou entourant le but de l'auteur. On sent bien qu'il y a une critique de notre société actuelle, hyperconsommation et capitalisme, mais… Mais si on repère bien ces grandes lignes, leur développement se perd. Le message se brouille et j'ai souvent perdu le fil de l'intrigue, noyé, encore une fois, dans toute l'absurdité du texte.

J'arrive à la fin de cette chronique un peu bancale dont la conclusion pourrait être la suivante : énormément de bonnes idées qui ne m'ont malheureusement pas fait échos du fait d'un puissant ennui général.

4 commentaires:

  1. J'en entends beaucoup parler moi aussi! Ton avis ne me donne pas forcément envie, mais je verrai si je peux l'emprunter à la bibliothèque ! Après tout, il est toujours mieux de se faire son propre avis :)

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  2. C'est dommage que tu n'aies pas vraiment aimé cette lecture. Cette saga avait l'air prometteuse pourtant...

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  3. Ah ça ça m'a tout l'air d'être le genre d’œuvre où si tu rentres dedans tu ne peux en ressortir qu'avec un coup de cœur mais si cela n'arrive jamais c'est compliqué de s'y sentir à l'aise. Et oui c'est très intriguant.

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  4. ça me fait penser à Lemony Snicket dans les Enfants Baudelaires. il joue beaucoup avec l'idée que les enfants comprennent mieux que les adultes, et ce propos ma beaucoup plu. mais après quelques tomes je ne pouvais plus supporter ce style d'écriture un peu dénigrante, les enfants trop matures et sans émotions, et le surréalisme des adultes.

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