mercredi 8 juillet 2015

100 000 canards par un doux soir d'orage


Anatidaephobia (n.f) : Peur panique à l'idée d'être observé par des canards.


100 000 CANARDS PAR UN DOUX SOIR D'ORAGE
Thomas Carreras
Edition Sarbacane


Résumé

Quand Ginger, 18 ans, débarque à Merrywaters - le bled le plus paumé d'Angleterre - pour assister à un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu'ils commenceront à l'espionner...


LA SUITE ?
AH NON, C'EST TOUT, ON NE VOUS DIT PLUS RIEN !

Sachez seulement qu'aucun canard n'a été blessé pendant l'écriture de ce livre.



Première phrase : Merde, il pleut.


Ce que j'en pense

Rarement un livre m’aura paru aussi tentant. Un énorme canard gonflable sur la couverture, moi, ça me donne envie de découvrir l’histoire cachée derrière. J’étais quasiment sûre que j’allais adorer et effectivement, je lui attribue le coup de cœur haut la main !

Le livre est découpé en deux parties. Durant toute la première, Ginger est notre narratrice. Puisqu’un seul point de vue nous est livré, on est constamment dans l’incertitude. Est-elle folle ? Les canards sont-ils de simples volatils inoffensifs ou sont-ils des pervers particulièrement vicieux ? Impossible à savoir avant la seconde moitié du roman. Et c’était génial ! J’avais envie de croire Ginger, puis je doutais, puis je la soutenais, puis… Cette première partie était donc plutôt psychologique et assez malsaine quand j’y repense puisqu’on assiste à la descente aux enfers de Ginger (tous les autres personnages sont persuadés qu’elle est folle).

La différence entre les deux parties est radicale, on quitte la subtilité de la première pour arriver dans… Dans quoi au juste ? Le délire le plus total ? Ou le n’importe quoi vachement cool ? Un peu des deux. Bon on peut clairement dire que cette deuxième partie part dans tous les sens et.. WAOUH. Dès le début l’auteur place la barre du loufoque bien haut mais, page après page, il réussit à la placer encore plus haut. C’est hyper original, T. Carreras va au bout de ses idées et n’hésite pas frôler les limites du déjanté convenable. On sent qu’il a dû s’éclater en écrivant ce roman et ça se ressent à la lecture, je me suis éclatée.

Ce livre, c’est une bouffée d’air frais. J’aimerais vous en dire plus encore, pour encore plus vous donnez envie, mais plonger dans ce roman sans trop savoir ce qui nous attend à l’intérieur est la meilleure façon de le déguster. Je vous le recommande à fond, que vous aimiez les canards ou non, c’est une histoire unique !

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